Viibryd : le premier antidépresseur « sex friendly »

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Antidépresseurs et désir sexuel ne feraient pas bon ménage ? Walea relaie un article de Rue89 qui braque les projos sur le sujet :
L’accord par la Food and Drug Administration vient d’être donné pour la commercialisation prochaine aux États-Unis d’un nouvel antidépresseur, le Viibryd, qui n’aurait aucun effet secondaire sur la sexualité. La sortie de cette nouvelle molécule lève ainsi un tabou sur un sujet délicat qui toucherait près d’un dépressif sur deux. L’argument commercial est de poids pour le laboratoire à l’origine de cette nouvelle molécule.
Si les études parlent de 40 % à 50 % de patients concernés, selon le psychiatre et sexologue Patrick Blachère, le phénomène serait sous-évalué : « Les études sur les antidépresseurs se concentrent sur le début du traitement, soit les huit premières semaines. Pendant cette période, l’état du patient s’améliore et les effets positifs du médicament l’emportent sur les effets secondaires. Ce n’est que dans un second temps, quand le patient va mieux, qu’il réalise ses troubles sexuels, et que la souffrance se fait sentir. »
La pudeur des patients jouerait pour beaucoup mais l’information sur les effets secondaires par les professionnels de la santé laisserait aussi à désirer. Rue89 souligne ainsi que si « en Grèce, en Italie et en Espagne, la sexualité est librement abordée avec les patients pendant les rendez-vous, ce n’est pas le cas dans les pays plus au nord », et notamment la France.
Cette nouvelle molécule serait-elle un premier pas pour guérir et viibryd de plaisir ?

Quand on sait qu’une vie sexuelle épanouie participe à un bon équilibre mental, on peut effectivement s’interroger sur l’opportunité de sacrifier ses désirs sexuels…