Travail, famille : les femmes peuvent-elles être des superwomen ?

C’est une des premières fois que je lis dans la presse féminine un article remettant légèrement en cause le mythe de la superwoman. Vous savez, celle qui est née d’une rencontre contre-nature entre le féminisme (femme libérez-vous et assumez-vous) et des années 80 (femmes actives, vous aussi faites carrière), de l’évolution de la place des femmes (des jeunes filles de plus en plus diplômées) et des nécessités économiques de la vie (combien de femmes peuvent aujourd’hui réellement faire le choix de ne pas travailler ?). Vous voyez, celle qui nous met une pression de dingue ! Celle qui assure et assume sur tous les fronts avec le sourire greffé au visage, maquillée juste ce qu’il faut, élégante, efficace, drôle, épilée, mère parfaite, épouse idéale, amante irremplaçable, fatiguée certes mais toujours zen : famille, sexe, boulot, vie sociale ? Même pas mal ! Avec mon super pouvoir de superwoman, je suis une femme épanouie et heureuse.

Travail, vie de famille, épanouissement personnel… C’est l’équation magique, la quatradure du cercle à résoudre. La plupart du temps, la presse féminine se contente de nous donner quelques conseils bienveillants pour être au top à la rentrée, concilier vie professionnelle et familiale avec brio sans bobo et tout ça sur un ton légèrement condescendant. Genre, tout n’est qu’une question d’organisation, voyons ! Vous galérez ? Ma chère, vous vous y prenez mal… Personnellement, ça m’agace…

Pour une fois donc, le magazine Marie-Claire pose les bonnes questions (d’après mon humble avis) : la journaliste Audrey Le Guellec rappelle une fois encore que la répartition égalitaire des tâches à la maison reste du domaine imaginaire et que seuls 15 % des couples y arrivent vraiment. Pour eux, c’est le pays des Bisounours ! Pour les autres, c’est Madame qui s’y colle. Les femmes ont toujours le monopole sur 80 % des tâches ménagères et elles s’en passeraient bien. Au final, c’est elle qui travaille le plus, d’où la nécessité qu’elle dorme plus, et oui Monsieur ;-)

« En mettant la barre très haut, ces dernières prennent le risque de passer à côté de leur épanouissement personnel et parfois même de leur santé ». Ou le font payer à leur entourage dixit l’article. Qu’en pensez-vous ? Faut-il faire des choix ? Et a-t-on le choix ? Quel est le prix à payer pour être une femme moderne et modèle ? Met-on la barre trop haut ? Travailler, faire carrière et s’occuper de ses marmots ou s’occuper de ses marmots, les voir grandir et ne pas travailler… L’idéal serait de pouvoir alterner évolution professionnelle et temps consacré à la famille sans être pénalisées !

Mon avis à moi ? Oui on peut être des superwomen, surtout si on a un superman dans les parages !

Pour finir sur une touche d’humour, je vous renvoie encore une fois sur le blog de Baby Pop qui s’est interrogée sur les joies de la mère au foyer. Succulent !

6 réponses à to “Travail, famille : les femmes peuvent-elles être des superwomen ?”

  • J’y crois de moins en moins en effet, impossible de tout faire bien. Quand je bossais et que je devais récupérer mon grand à l’école je devais partir plus tôt du taf et j’avais l’impression de mal le faire du coup et idem de l’autre côté de ne pas être assez disponible pour mon fils… à moins comme tu dis d’avoir un superman à la maison mais c’est pas qu’ils veulent pas ils n’y pensent pas ;-)

  • On nous demande trop et exige trop de nous.
    Du coup, on n’est bien ni à la maison, ni au boulot : toujours tiraillée entre les 2.

    On veut passer du temps avec nos enfants? On nous reproche de ne pas avoir d’ambition.
    On s’investit dans son travail? On nous reproche d’être une mauvaise mère.

    Il faut qu’on soit tout à la fois, et disponible pour tout le monde.
    Ce n’est pas une ni 2 journées que nous avons, mais bien 3 : la journée au boulot, la soirée à la maison à gérer enfants et tâches ménagères, et notre moment de détente après le diner.
    Tiens c’est marrant notre moment à nous est le plus court…. à méditer…

    Un sujet brûlant sans aucun doute.
    Je suis en plein questionnement en ce moment et je pourrais en parler pendant des heures…. ;-)

  • ton avant dernière phrase résume tout: il faut un superman :)
    mais cela dit, un homme qui partage les tâches et l’éducation des enfants avec sa conjointe ne devrait pas être vu comme un superman mais comme un homme normal, finalement.
    histoire que ceux qui n’en fichent pas une comprennent qu’ils sont en faute…

  • CGTM:

    Moi, j’ai fait le choix d’élever mes enfants alors la superwoman, pour moi c’est même pas accessible!
    Pourtant, c’est dur!! Si,si, je vous assure car en plus de passer pour un dinosaure (car mère au foyer ça n’existe plus), je passe pour une feignante (alors que je pose rarement mon popotin sur le canap), une illettrée ou peu sans faut et même mon grand de 9 ans ne comprend pas le sacrifice que je fais pour eux (et je ne peux pas le lui dire car c’est mon choix et je ne voudrais pas qu’il se reproche quelque chose) et donc il m’accuse de ne pas ramener d’argent à la maison! Quelle ingratitude, il y a de quoi grincer des dents… Tout choix a ses revers, il faut les assumer ou changer!

  • Nane:

    Excellent billet ! Si vrai !

  • [...] plus ? Parce qu’on joue à la superwoman depuis des lustres, même si c’est galère (voir : les femmes peuvent-elles être des superwomen) Du coup, on est génétiquement modifiée ! «Nous ne sommes pas encore en mesure de dire quelle [...]

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