Le point sur l’incontinence urinaire d’effort

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Les Cahiers du Pôle Sport et Maternité rapportent que 44 % des femmes de plus de 18 ans seraient concernées par l’incontinence urinaire d’effort et que ces chiffres pourraient même être en dessous de la réalité car peu de femmes osent en parler. Le sujet semble tabou pour beaucoup encore.

Le site urinaire.com fait le point sur le mécanisme de lincontinence urinaire, souvent mal connu: « Les fuites ne sont pas précédées d’une sensation de besoin, elles surviennent lorsque la pression abdominale augmentée par un effort physique, dépasse la force de fermeture, déjà fragilisée, du système sphinctérien du col de la vessie. » Ainsi une fuite peut survenir lors d’une quinte de toux, un éternuement, un fou rire, lors de la pratique d’un sport dit à impact comme le tennis ou le jogging.

Les causes sont aujourd’hui bien identifiées : l’accouchement est considéré comme le facteur de risque le plus important car il entraine des traumatismes musculaires au niveau du plancher pelvien lors de la poussée ou encore en cas d’accouchement long.  Le vieillissement est un facteur aussi bien connu de relâchement musculaire, qui est favorisé par la diminution des hormones œstrogéniques en ménopause. Dans un autre registre, le surpoids et les hémorroïdes favorisent également l’altération des muscles pelviens et sont ainsi d’autres causes d’incontinence.

Toujours dans les excellents Cahiers du Pôle Sport et Maternité, une autre cause est indiquée, souvent passée sous silence, celle de la mauvaise pratique sportive. Ainsi, certains sports sont considérés à risque pour le maintien de la bonne tonicité pelvienne et peuvent multiplier par trois ou même cinq le risque d’incontinence urinaire d’effort, cela en dehors même de la maternité.

Le risque vient des sports avec sauts, tractions de charge ou abdominaux : course à pieds, haies, trampoline, volley, handball, certains arts martiaux… Ces sports sont dangereux car ils provoquent des impacts, un relâchement musculaire au niveau du plancher pelvien, et pour certains font travailler le grand droit. Plus grave encore, si les poussées abdominales qu’ils entrainent ne sont pas dirigées correctement et se répercutent sur la paroi antérieure du vagin, un prolapsus ou descente d’organe peut être entrainé.

La prévention passe par l’information : ne pas ignorer les risques et les causes d’incontinence urinaire d’effort, ne pas penser que cela n’arrive qu’aux autres,  en parler à son gynécologue ou sage-femme, ne pas négliger la rééducation périnéale post-natale et la musculation périnéale tout au long de sa vie. Pour les grandes sportives l’entrainement doit être adapté et complété par un renforcement musculaire ciblé.

Le site urinaire.com rappelle que 20 à 30 % des femmes présentent une incontinence urinaire d’effort dans le post-partum et que cette incontinence persistera à distance chez 10 % d’entre elles. Dans d’autre cas, les lésions n’apparaîtront que plus tard.

Privilégiez certains sports comme la natation, le vélo, la marche, les méthodes d’abdologie, le gainage, la kinésithérapie hypopressive. Leur point commun ? Ils renforcent votre sangle abdominale en profondeur et font travailler votre plancher pelvien sans l’endommager. N’est-il pas temps de briser un tabou ?

8 réponses à to “Le point sur l’incontinence urinaire d’effort”

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